Mon cadre théorique

Ma pratique s’inscrit dans la lignée de l’œuvre de Sigmund Freud (1859-1939), fondateur de la psychanalyse. Ses travaux ont été enrichis et prolongés par de nombreux psychanalystes dont certains représentent pour moi une référence :

Sendor Ferenszi (1870-1932) clinicien visionnaire remarquable qui se nommait lui-même « l’enfant terrible de la psychanalyse », pour son apport innovant sur le trauma et sur le contre-transfert et pour l’importance qu’il a donné à l’enfance y compris tout au long de la vie de l’adulte, pour sa liberté de penser, son honnêteté, pour sa remise en cause courageuse de la position du psychanalyste par rapport à l’analysant.

Donald Winnicott (1895-1970), pour son élaboration innovante qui inspire encore de nombreux psychologues et pédopsychiatres sur l’utilisation de l’objet chez l’enfant, et sur l’importance de la créativité et du lien mère-enfant dans la construction et la structuration de la pensée.

Jacques Lacan (1901-1981), pour son éclairage sur la psychose et le sens du délire, pour avoir donné une place centrale au langage et à son lien avec le désir, le symbolique et l’inconscient, pour avoir renforcé l’idée que la parole est le fondement de la psychanalyse.

Gisela Pankow (1914-1998) pour sa théorisation sur l’importance de l’image du corps dans le transfert et le contre transfert, particulièrement chez les personnes psychotiques.

Jean Oury (1924-2014), qui a formé des générations de soignants via la psychothérapie institutionnelle, issue de la rencontre entre la psychanalyse et la psychiatrie publique, pour sa théorisation du soin psychiatrique en institution, en particulier sur le potentiel soignant de chaque être humain et des institutions elles-mêmes, sur le transfert éclaté, sur le soin fondé sur la liberté et la responsabilisation dans un cadre hautement structuré.

Irvin Yalom (né en 1931), pour son approche existentielle et philosophique de la psychothérapie, pour son humanisme et ses questionnements sur la liberté, la mort, l’isolement fondamental et l’absence de sens qui enrichissent grandement l’approche psychanalytique.