L'angoisse

Catherine Rausch de Traubenberg, psychologue, psychothérapeute et psychanalyste à Draveil vous explique l'angoisse.

L’angoisse se manifeste par des symptômes physiques très variées dans leur expression et leur intensité. Ils peuvent aller de l’anxiété passagère se manifestant par un malaise diffus de faible intensité, aux expressions corporelles spectaculaires : sensation de souffrance dans tout le corps, oppression interne, maux de tête, maux d’estomac (boule au ventre), mal-être généralisé. Ceux-ci sont souvent associés à un sentiment de malheur imminent contre lequel on se sent impuissant. Dans les cas les plus aigus (crise d’angoisse), il y a sentiment de mort imminente associée à divers symptômes : pâleur, dilatation des pupilles, tremblements, suées, spasmes, difficultés respiratoires, tachycardie, hyposalivation…

L’angoisse est un affect particulier. Selon Freud, c’est un « état d’excitation ressenti comme déplaisir et dont on ne peut se rendre maître par une décharge ». L’angoisse est d’avantage un signe de souffrance que de maladie. Elle accompagne toute vie humaine et témoigne du travail psychique et des conflits internes que toute personne traverse dans son existence. L’angoisse est souvent confondue avec le stress qui est une réaction adaptative à un danger extérieur permettant de mobiliser toutes ses forces et son énergie pour y échapper. L’angoisse a une fonction d’alerte qui signale un danger (interne ou externe) susceptible d’induire un dommage psychique. Paradoxalement, nous la produisons nous-mêmes tout en la subissant. L’angoisse peut devenir envahissante et entraver sérieusement la vie quotidienne, sociale ou professionnelle. Dans les cas de crise, elle peut devenir paralysante.

Les causes de l’angoisse sont complexes et souvent inconscientes, il n’y a pas d’objet clairement ou consciemment identifié. Les personnes très angoissées se sentent souvent démunies car elles ne comprennent pas la cause de leur souffrance qui peut parfois remonter loin dans leur histoire personnelle.